Casernement

On va de l'entrée de la batterie au casernement par un chemin longeant le mur d'enceinte. Le haut de ce mur forme un parapet assurant une protection contre les tirs latéraux.
Un escalier conduit directement du casernement au terre-plein central.

Le bâtiment

Enfilade des casemates

Le casernement est constitué de 3 casemates rectangulaires voûtées, chaque voûte a 5 m de portée pour une longueur de 10 m, un piédroit d'environ 1,2 m d'épaisseur sépare les casemates. L'importance des piédroits s'explique par le fait que chaque voûte était auto-stable afin d'éviter que l'effondrement d'une casemate entraîne la destruction des autres.

Les maçonneries, assemblées au mortier de chaux hydrauliqueChaux qui a la propriété de durcir sous l'eau., sont d'une épaisseur d'environ 1 m, et recouvertes de cailloutage afin d'amortir le choc des projectiles. La cheminée du fourneau émerge sur les dessus de l'ouvrage. Ce point haut était-il utilisé en temps de paix pour la surveillance globale de l'ouvrage et des abords ?

Le casernement
La couverture

Pour éviter l'humidité venant du dessus, une couche d'argile recouvre les casemates qui ne semblent jamais avoir été recouvertes de tuiles. Une chemise latérale maintient un courant d'air qui évite le contact des 2 murs enterrés avec l'humidité de la terre. Les maçonneries sont réalisées en pierre des carrières des Monts d'Or. L'intérieur était blanchi à la chaux afin de transmettre un maximum de luminosité et de profiter au mieux de la faible lumière provenant des ouvertures.

Le logement des hommes

L'officier logeait dans la 1ère casemate ainsi que probablement les 6 chefs de pièce, car en plus de contrôler les déplacements, ils bénéficiaient de la chaleur du fourneau. Ce fourneau se situait à droite juste après la porte d'entrée. De l'autre coté en entrant le long du mur de gauche les supports du réservoir d'eau sont encore visibles ; son alimentation était prévue de l'extérieur à l'aide de corvées. C'est dans cette casemate que se faisait la cuisine et que les provisions étaient rangées.
Là se trouvait la cloche actionnée depuis l'entrée de la batterie.

Le fourneau
L'intérieur d'une casemate

Dans chaque casemate, deux anneaux de voûte étaient destinés à supporter la planche à painLe pain, livré en boules de 1,5 kg, correspondait à 2 rations journalières, d'où l'expression "1 boule à 2"., pour protéger celui-ci des rongeurs. Les lampes à pétrole étaient placées sur des supports muraux en bois pour en faciliter l'utilisation et l'entretien quotidien.

Pour accéder aux autres casemates, il faut traverser la 1ère. Une porte de séparation isolait la 1ère casemate des 2 autres. Les 32 hommes se répartissaient en 2 chambrées de 16. Dans ces casemates, ils prenaient leurs repas, passaient leur temps libre et dormaient sur des blocs de 4 couchages sur 2 niveaux. Une planche à paquetage regroupait leur équipement individuel.

Le local annexe

Une petite construction tardive fut bâtie à l'angle sud-est de la fortification, juste à côté de l'entrée du casernement. Les traces restantes permettent d'identifier un local d'environ 18 m² avec un toit sur structure métallique à une pente appuyé sur le mur du casernement et sur des réhaussements du mur d'enceinte.

Une meurtrière à l'angle sud-est devait permettre un tir fichant sur la route et le débouché du fossé. Le mur nord comportait porte et fenêtre.

Les restes de canalisations, lavabo, consoles métalliques ou conduit de cheminée font penser à un local construit, soit pour l'hygiène des militaires, soit pour le logement d'un garde de batterie.

Le local annexe


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