Défense rapprochée

La batterie des Carrières est un ouvrage unique, du moins pour les fortifications du 1er secteur de défense de Lyon (Au Nord-Ouest, de la Saône aux contreforts des Monts du Lyonnais), car elle possède un périmètre défensif fermé.
La batterie des Carrières, surveille la route stratégique qui la longe en amont et en aval.

La vue était alors dégagée, car la 1ère zone de servitude qui entoure l’ouvrage sur 250 m de profondeur concernait notamment les mouvements de terrain (carrière, route, etc.), la végétation et les constructions (clôtures comportant au moins 90% de jour.).

Au Sud

Le casernement constitue un réduit défensif. Chacune des trois casemates est munie de trois postes de fusiliers comportant meurtrière horizontale et créneau de pied. Ce dernier permet de jeter des grenades dans le fossé.

Les trois meurtrières sont surmontées d’une large ouverture assurant l’évacuation des fumées et gaz toxiques résultant de la combustion de la poudre noire. L’ensemble des meurtrières contrôle les approches de l’ouvrage provenant du Sud.

Une fosse creusée dans le rocher sous les créneaux de pied constitue un obstacle au déplacement dans le fossé.

Créneau de pied

Au Nord

Entrée

La gorge (entrée de l’ouvrage), fait face au débouché du chemin de la Glande. Elle est sous la protection du fort du Mont Verdun.

Elle est fermée par un portail, comportant 2 meurtrières verticales, posé récemment sur le modèle de celui du fort du Mont Verdun (même entrepreneur lors de la construction).

À gauche de l’entrée, une position de défense comporte une petite plate-forme surélevée avec une banquette pour tirer par-dessus le fossé.

À droite de l’entrée, le mur est percé de 4 meurtrières verticales pour défendre l’angle Nord-Est. En avant, la butte de protection extérieure est précédée d’une petite fosse qui augmente la hauteur du mur.

À l’Est

Un mur de 75 mètres de long, dominant la route stratégique, ferme l’ouvrage. C’est une simple clôture, car de ce côté, la défense rapprochée est assurée par le fort du Mont Verdun. Par contre, au Sud-Est, le saillant 2 forme une sorte de redan dont le parapet peut être utilisé par des fusiliers.

Le mur longeant la route

À l’Ouest

L'escarpe

Aucune crête de feux d’infanterie n’est aménagée. De ce côté, la défense est assurée essentiellement par le tir à mitraille des canons, complété par l’action de fusiliers.

À l’Ouest, une simple escarpe aménage la falaise d’environ 4 à 5 m de haut et domine un glacis pentu et, à l’époque, dénudé. Cet environnement naturel équivaut aux obstacles des contrescarpesPente extérieure d'un fossé située vers la campagne (opposée à l'escarpe). taillées des faces Nord et Sud. Vers les années 1890, en avant des plates-formes, un réseau de ronce artificielle compléta la défense.



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